Gardiens d’immeuble : recommander des travaux sans prendre de risque
Le gardien voit tout ce qui se passe dans un immeuble. Il peut être apporteur, à une condition pour l’immeuble où il travaille.
Un apporteur particulièrement bien placé
Infiltrations, façade qui se dégrade, cage d’escalier à rénover, copropriétaire qui veut refaire son appartement : le gardien est souvent le premier au courant. Il connaît les occupants, les entreprises qui passent et les projets dont on parle avant l’assemblée générale.
Contrairement au syndic, le gardien n’est pas titulaire d’une carte professionnelle : la loi Hoguet ne lui interdit pas d’être rémunéré par une entreprise.
La limite : l’immeuble de son employeur
Le gardien est salarié, du syndicat des copropriétaires ou d’un bailleur. S’il reçoit en secret une rémunération d’une entreprise pour orienter des travaux chez son employeur, il manque à son obligation de loyauté et s’expose à un licenciement. Le Code pénal réprime aussi la corruption privée, pour celui qui accepte l’avantage comme pour l’entreprise qui le verse (articles 445-1 et suivants).
La solution est la transparence : avec l’accord écrit de son employeur, la rémunération n’a plus rien de caché.
Comment Tapko l’applique
À chaque recommandation, l’apporteur indique s’il travaille dans l’immeuble concerné (gardien, employé, salarié du syndic) ou s’il y est membre du conseil syndical.
Si c’est le cas, la recommandation est vérifiée et transmise comme les autres, mais aucune part n’est due à l’apporteur sur les affaires correspondantes, sauf si l’accord écrit de l’employeur a été remis à l’équipe Tapko. Ce choix est horodaté et ne peut pas être modifié après coup.
Pour tous les autres chantiers (famille, voisins, amis, autres immeubles), le gardien est un apporteur comme les autres.